Par Sameh Tanios, CVX en Égypte (original en anglais)
J’ai rejoint la CVX vers l’année 1993. Ma première marche de prière a également eu lieu cette année-là, dans le désert du Sinaï, sur les traces de Moïse. Elle avait été organisée par un prêtre jésuite hollandais, le Père Hans Putmann SJ.
Au début, je voulais simplement découvrir ce lieu nouveau et mystérieux. La chaleur estivale et les ascensions des montagnes en faisaient un véritable défi. Nous marchions en silence, chacun portant un passage de la Bible à méditer. Ce fut une profonde occasion de rencontre avec Dieu dans le désert, dormant sous les étoiles, ce que nous appelions « un hôtel aux mille étoiles ».
Durant cette semaine, nous avons gravi trois montagnes : le mont Sainte-Catherine, le mont Moïse et le mont Serbal. Ce fut physiquement exigeant, mais, en tant que groupe, nous avons créé un lien très fort. Prier dans le désert et sur les montagnes fut pour moi une expérience totalement nouvelle, qui a profondément touché mon cœur.
Mon second pèlerinage eut lieu en France, en juillet 2015. C’était une marche franco-égyptienne-libanaise, la même année où le pape François publiait son encyclique
Marcher dans les forêts pluvieuses de France n’était pas facile pour un Égyptien ! Mais j’ai été profondément touché par les lectures quotidiennes et les partages en groupe au sein de la communauté CVX. J’ai senti mon chemin de pèlerin devenir plus mûr, enrichi par la diversité des cultures et des perspectives.
Cela m’a aidé à découvrir la spiritualité ignatienne universelle qui unit tous les membres de la CVX, et à trouver Dieu en toutes choses, surtout dans la nature et dans toute la création.
Ce parcours m’a profondément transformé. Je fais maintenant partie de l’Équipe Apostolique Internationale d’Écologie de la CVX, un réseau mondial qui se réunit en ligne pour partager ce qui se passe dans chaque région au niveau écologique.
J’ai également suivi une formation en ligne avec le Mouvement Laudato Si’ (LSM), et je suis aujourd’hui membre de sa communauté internationale.
Chaque année, je contribue à la préparation d’une retraite écologique en silence de quatre jours, un espace qui accueille des personnes de différentes confessions — chrétiens et musulmans — pour se rencontrer à travers le regard de l’écologie. Ce lieu est devenu une plateforme pour expérimenter comment le soin de la Création peut nous unir au-delà de nos différences.
Conclusion
Un pèlerinage CVX est un chemin qui demande du temps pour s’approfondir. C’est une expérience de découverte et de rencontre de Dieu en toutes choses, dans le silence, guidé par la spiritualité de saint Ignace de Loyola.
Avec le soutien de mon groupe local et de la communauté internationale de la CVX, je continue à chercher des manières d’exprimer mon amour pour Dieu et de lui rendre gloire à travers toute sa création.









